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Thierry-Paul IFOUNDZA : « Les sous-entendus d’Anatole Limbongo-Ngoka sur Jean-Marie Michel Mokoko sentent la traîtrise »

Publié le Mardi 2 Juillet 2019
Thierry-Paul IFOUNDZA : « Les sous-entendus d’Anatole Limbongo-Ngoka sur Jean-Marie Michel Mokoko sentent la traîtrise »

Dans un récent reportage de la Chaîne panafricaine Africa 24, Anatole Limbongo-Ngoka, président du Paradis ((Parti Panafricain pour un Développement Intégral et Solidaire) déclare « continuer ce qu’ils n’ont pas achevé en 2016 » (sic), dans la mesure où « ils n’ont pas obtenu la victoire ». Des sous-entendus qui font réagir le docteur Thierry-Paul Ifoundza, président de l’ACB-J3M (Actions pour le Congo-Brazzaville avec Jean-Marie Michel Mokoko). Interview.

Pourquoi contestez-vous la légitimité d’Anatole Limbongo-Ngoka de se revendiquer du Général Jean-Marie Michel Mokoko ?

Thierry-Paul Ifoundza : ancien Coordonnateur des Comités de soutien du Général Mokoko, Anatole Limbongo est libre de tout engagement : il a le droit de créer sa propre  structure politique et de mener ses activités de propagande à son propre nom. Toutefois, l’opinion publique nationale et internationale doit savoir que Le PARADIS, son parti politique, a été créé sans concertation avec les autres comités de soutien de Mokoko. Il n’est donc pas représentatif de la mouvance Mokoko. Au contraire, Limbongo s’est éloigné de celle-ci. Car comment comprendre que la plateforme IDC-FROCAD-J3M ait été exclue de la liste des partis légaux, alors que le parti de Limbongo a été approuvé par le pouvoir de Brazzaville, sur la base de la nouvelle loi sur les partis politiques ? C’est la preuve d’une certaine duplicité…

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IL s’est peut-être éloigné de la mouvance Mokoko, mais pas de… Mokoko, dit-il.

TPI : si ! En déclarant qu’il va continuer ce que J3M n’a pas pu achever en 2016 et qu’il espère gagner en 2021 s’il est candidat, il nie de facto la victoire du Général du peuple du 20 mars 2016. Je tiens à rappeler à Anatole Limbongo que si le Général Mokoko se retrouve aujourd’hui en prison, c’est parce qu’il avait effectivement achevé ce travail : il avait battu Denis Sassou-Nguesso dans et par les urnes en 2016. Implicitement, Limbongo accorde une légitimité aux autorités autoproclamées de Brazzaville et se livre ainsi à un jeu dangereux dont il ne mesure pas la gravité. Il travaille à contre-courant de la stratégie de J3M tout en continuant de se réclamer de la famille politique de celui-ci. Quelle ambiguïté ! Quel mensonge effronté ! Ses sous-entendus ne passent pas et respirent la traîtrise.

Diriez-vous vous que sa démarche n’est pas sincère ?

TPI : non ! Une telle démarche n’a pour finalité que de nuire… Il oublie la phrase-choc du Général : « Rien ne pourra me contraindre à reconnaître une victoire volée. » Toute notre stratégie, à nous partisans de J3M, tourne donc autour de cette phrase. Dire qu’il va « faire ce que le Général n’a pas fait en 2016 » sous-entend que J3M n’a pas gagné l’élection présidentielle, du moins n’était pas qualifié pour le second tour. Voilà des propos, au demeurant inexacts, qui reflètent, à y regarder de plus près, la personnalité de son auteur : un homme instable qui s’est rangé aux côtés du tyran pour prolonger la souffrance des Congolais ! Je réitère mon jugement : les propos de Limbongo sont d’une extrême gravité. Non seulement, ils n’ont aucun fondement, mais ils portent aussi atteinte à la mouvance Mokoko. Ses déclarations nauséabondes mettent à nu la nature des activités d’Anatole Limbongo-Ngoka auprès du Général Mokoko…

C’est-à-dire ?

TPI : De fait, Anatole Limbongo-Ngoka apparait aux yeux des partisans du Général Mokoko comme un homme sans convictions, indigne de toute confiance. Et, à postériori, je me dis qu’Anatole Limbongo-Ngoka a le parfait profil d’une taupe de Sassou-Nguesso auprès de J3M pendant les élections de 2016. J’estime en effet que le fait de se rapprocher de « l’opposition du pouvoir », dirigée par Pascal Tsaty-Mabiala, donc contrôlée par Sassou Nguesso, le place aux antipodes des valeurs républicaines et de démocratie, incarnées par le Général Mokoko. Cet arrimage n’est-il pas un acte de traitrise lorsque l’on sait les fonctions qu’occupait le président du parti le Paradis auprès du Général du peuple ? Je demande donc à A. Limbongo d’arrêter cette diversion et escroquerie politiques qui ne servent pas l’intérêt général du peuple congolais – lequel, je le rappelle, a placé sa confiance en la personne de Jean-Marie Michel Mokoko lors de la consultation nationale du 20 mars 2016.

Propos recueillis par Julienne Oboura-Mbouala

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