Mikiliweb | Diasporas d'ici et d'ailleurs

Salon du Livre de Genève : David Diop reçoit son Prix Ahmadou Kourouma

Publié le Samedi 4 Mai 2019
Salon du Livre de Genève : David Diop reçoit son Prix Ahmadou Kourouma

Le Salon du Livre de Genève baissera le rideau ce dimanche 05 mai. Parmi les heureux de ce rendez-vous littéraire, David Diop. Déjà lauréat du Goncourt des lycéens 2018, le voici à nouveau primé par le jury du Prix Ahmadou Kourouma 2019 pour son roman, Frère d’âme (Seuil), un récit poignant qui lève le voile sur l’histoire trop méconnue des 200000 combattants africains envoyés au nom de la France au front de la Première Guerre mondiale où environ 30000 tirailleurs sénégalais ont laissé leur vie dans les tranchées. Diavid Diop succède ainsi à l'écrivain franco-congolais Wilfried Nsdondé, pour son roman Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud), ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance.

Lire aussi : https://www.entrecongolais.com/entretien-avec-david-diop

Lire aussi : https://www.entrecongolais.com/rentree-litteraire-2018-frere-dame-de-dav...

Frère d’âme était en compétition avec, entre autres, La Belle de Casa, Jean Bofane In Koli (Actes sud), Empreinte de crabe, Patrice Nganang (JC Lattès), Prisons, Ludovic-Hermann Wanda (Editions de l’Antilope), Cacophonies des voix d’ici, Charles Gueboguo (Editions Le Lys bleu), Il est déjà demain, Henri Lopes (Edition Lattès), Le Balcon de Dieu, Eugène Ébodé (Gallimard / Continents noirs), La Route du non-retour, Constantin Writter (Les Editions Ecovie).

Crée en 2004 en hommage à l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma disparu en 2003, le prix couronne chaque année un ouvrage dont l’esprit d’indépendance, de lucidité et de clairvoyance s’inscrit dans le droit fil de l’héritage légué par l’auteur du Soleil des indépendances.

Entrecongolais.com

 

Frère d’âme, Le Seuil, 17.00 €, 176 pages

« Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne. »

 

Catégorie
Photos
Cliquez sur les vignettes pour agrandir