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Que se passerait-il si le Coronavirus venait à franchir les frontières du Congo ?

Que se passerait-il si le Coronavirus venait à franchir les frontières du Congo ?

L'épidémie de Coronavirus déclarée mi-décembre 2019 à Wuhan (Chine) et dont le dernier bilan fait état de 14 000 personnes contaminées et quelque 300 morts, menace le monde entier. Face à l'ampleur de l’épidémie, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a décrété jeudi dernier l'urgence sanitaire internationale.

Alors qu’il n'existe pas encore de remèdes pour éradiquer le virus, et malgré les mesures drastiques de précautions prises par la Chine, plusieurs cas se sont déclarés dans 22 autres pays à travers le monde. Ici ou là des mesures de prévention sont prises. Qu’en est-il du Congo ?

Oh !... Ne versons pas dans la malhonnêteté intellectuelle ! Dire que les dirigeants du Congo-Brazzaville ne se préoccupent pas de cette épidémie, c’est leur faire un procès d’intention.
Le gouvernement congolais s’est fendu d’un communiqué explicite, le 28 janvier dernier. « Nous allons renforcer les contrôles sanitaires au niveau des frontières terrestre, aérienne, maritime », souligne le ministère de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Et de « sensibiliser les transporteurs sur des mesures à prendre en pareille circonstance. Les contrôles dont il est question concernent la prise systématique de la température, le lavage des mains et la collecte des informations qui permettront de tenir haut le niveau d’alerte », rapporte le quotidien Les Dépêches de Brazzaville. Le 1er février, dans une circulaire, le ministre d’état, ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation a indiqué entre autres « que toute personne en provenance des pays à haut risque sera systématiquement mise en quarantaine pour une durée minimale de 14 jours ».

Aussi noble ou louable soit l’intention, le plus important est le passage à l’acte. Et ça, c’est une autre affaire. Au Congo-Brazzaville, on sait que le discours et l’acte ne se connaissent pas ; du moins il existe, entre ces deux notions, un fossé profond, à l’image de celui que provoquent les érosions à certains endroits de la Capitale. Combien y a-t-il eu de drames au Congo, pour lesquels les dirigeants ont eu de beaux discours pour ensuite ne plus rien faire? Ont-ils seulement les moyens de leurs ambitions ?

Lorsque l’on sait les conditions sanitaires au Congo, on n’ose imaginer le cataclysme à venir en cas de contagion. Et nous ne payons pas cher de la réaction des dirigeants pour leur propre personne. Ils prendront la poudre d’escampette.

Gwladys Mindouli-May

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