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Procès André Okombi Salissa : poursuite des écoutes téléphoniques ce 5 mars

Publié le Lundi 4 Mars 2019
Procès André Okombi Salissa : poursuite des écoutes téléphoniques ce 5 mars

La qualité du son n’a pas permis à la Cour criminelle de bien suivre, le 4 mars, la lecture des communications que l’accusé principal aurait eues avec certaines personnes.

Le procès de l’ancien ministre, André Okombi Salissa, qui se tient depuis près d’un mois, est entré le 4 mars dans une étape décisive : l’audition des communications téléphoniques. En effet, tout avait commencé par l’audition de Khaleb Moufouma auprès de qui les services de sécurité auraient intercepté la communication avec André Okombi Salissa, le 3 juillet 2016 à 9h56mn, au moment où ce dernier était recherché par la police. Devant la barre, Khaleb Moufouma, enseignant en service à la direction des examens et concours techniques, a nié avoir eu un contact téléphonique avec l’accusé. Ayant géré l’auberge de l’une des épouses d’André Okombi Salissa entre 2006 et 2011, ce dernier a reconnu avoir rencontré l’accusé une seule fois pendant qu’il gérait l’hôtel le Confort, situé à Talangaï, sixième arrondissement de Brazzaville.

Après plus d’une heure de suspension, l’audience a repris dans l’après-midi avec cette fois l’audition des communications téléphoniques. Conservés dans des clés USB, certains de ces éléments audio sont en langues Koukouyas, téké et russe. Pour comprendre le contenu des documents sonores, la Cour a fait appel aux interprètes.

Les quelques communications auditionnées sont en dialecte Koukouyas. Dans celles-ci, l’accusé échange, selon l’accusation, avec Le Coton, de son vrai nom Bertin Inko Ngantsebé, l’un de ses proches (Ndlr). Il s’agit des communications interceptées dans la période du 20 au 22 octobre 2015. En effet, dans cette clé de près de huit éléments, la Cour n’a pu auditionner que quatre.

Le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Christian Oba, qui a auditionné ces éléments avant la projection publique, a constaté quelques anomalies qui lui ont fait douter de la fiabilité de l’appareil utilisé. C’est ainsi qu’il a renvoyé l’audition des communications téléphoniques à ce mardi 5 mars.      

Parfait Wilfried Douniama - Adiac

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