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Prix Goncourt : la Camerounaise Djaïli Amadou Amal dans les quatre finalistes

Publié le Mardi 27 Octobre 2020
Prix Goncourt : la Camerounaise Djaïli Amadou Amal dans les quatre finalistes

Les quatre finalistes retenus pour le prix Goncourt ont été dévoilés mardi 27 octobre. Parmi eux, Djaïli Amadou Amal et son ouvrage « Les Impatientes », aux côtés de ceux d’Hervé Le Tellier, Maël Renouard et Camille de Toledo.

La Camerounaise Djaïli Amadou Amal (« Les Impatientes ») fait partie des quatre finalistes retenus mardi 27 octobre pour le prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français qui sera décerné le 10 novembre. Son roman « Les Impatientes » (Emmanuelle Collas) est à forte teneur autobiographique. Il s’articule autour de thèmes forts, le mariage forcé et la polygamie. "Une heure plus tard, ma coépouse vient me souhaiter la bienvenue. Sous mon voile, je la dévisage. Contrairement à ce que je m’étais imaginée, elle n’est pas âgée. C’est une femme à la trentaine épanouie, d’une grande beauté. J’aurais aimé m’en faire une alliée mais le regard qu’elle pose sur moi me l’interdit. Elle semble me détester avant même de me connaître. Elle aussi est entourée des femmes de sa famille arborant des sourires de bienséance." Plus loin, page 121 : « Il est difficile, le chemin de vie des femmes, ma fille. Ils sont brefs, les moments d’insouciance. Nous n’avons pas de jeunesse. Nous ne connaissons que peu de joies. Nous ne trouvons le bonheur que là où nous le cultivons. À toi de trouver une solution pour rendre ta vie supportable. Mieux encore, pour rendre ta vie acceptable. C’est ce que j’ai fait, moi, durant toutes ces années. J’ai piétiné mes rêves pour mieux embrasser mes devoirs. » 

"Même si le style sobre des Impatientes déroute sans forcément toucher, un peu à la manière de La Chienne de Pilar Quintana, le lecteur compatit nécessairement, tente d’adoucir par ses pensées la souffrance de ces filles mariées trop tôt, l’amertume douloureuse de cette femme forcée de partager son amant, son amour depuis vingt ans. Ramla, Hindou et Safira. Toutes trois ont le cœur gros, à cause d’un homme. Toutes trois doivent subir, ruser, se soumettre et apprendre la vie – c’est-à-dire la patience…", écrit Ceciloule sur le site Pamolico.

Pour les autres finalistes, « L’Anomalie » (Gallimard), d’Hervé Le Tellier, tisse un suspense haletant sur un événement inexplicable que la société occidentale s’échine à rationaliser, tandis que « L’Historiographe du Royaume » (Grasset) de Maël Renouard raconte le Maroc. Enfin, « Thésée, sa vie nouvelle » (Verdier), de Camille de Toledo, se déroule sur fond de dépression et lourd passé familial.

Avec AFP

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