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Livre : dépêchez-vous de découvrir « Les chroniques de Pointe-Noire » de Kendrik !

Publié le Jeudi 15 Novembre 2018
Livre : dépêchez-vous de découvrir « Les chroniques de Pointe-Noire » de Kendrik !

Les Chroniques de Pointe-Noire sont une plongée en apnée dans la vie de la capitale économique du Congo, des années 1950 aux années 1990. En partie. Trois tomes d’une allure polie, d’un rythme soutenu, qui vous font découvrir aussi bien des personnages emblématiques que des coins légendaires. Décryptage.

Publiées en trois tomes, Les chroniques de Pointe-Noire relatent la vie au quotidien de Ponton La Belle, la cosmopolite : des hommes et des vies ; Pointe-Noire Historique ; une mutation sociale assumée. En vous baladant dans le Tome 1, vous y découvrirez par exemple ce grand sorcier et chef coutumier des Cabindais, Sikou Yombo. Né au Cabinda dans la région de Malembo, il s’installe à Pointe-Noire dans les années 50, il vit d’abord vers le Grand Marché, puis dans le quartier Total-Madeso. Respecté, redouté, grand commerçant, son influence aussi bien sur les Cabindais de Pointe-Noire que sur les Pontenégrins de souche était immense et malheur à celui qui osait le défier. Très souvent, il intervenait dans les différends familiaux et sa sentence était irrévocable. C’était l'un des patrons des Likélemba, cette société secrète de sorcellerie… 

Il y avait Tati le « fou ». Mais était-il réellement fou ? En fait, il se chamaillait avec le soleil. Quand l’astre étai à son zénith, Tati perdait ses facultés mentales. Il divaguait. Mais au coucher du soleil, miraculeusement il recouvrait ses facultés de discernement… Comment l'expliquer ? Un exercice difficile à priori et l'auteur se refuse, d'ailleurs, à toute analyse psychanalyste. Non, le livre n'est pas un Essai. Juste un océan d'impressions. De Ba geste, lui, était vraiment fou. Un fou qui avait élu domicile au centre-ville, de l’école d’infirmiers Jean-Joseph Loukabou à la gare centrale. Parfois jusqu’à l’école Adolphe Cissé. Sa particularité ? Il trimbalait une « Compteuse », un bâton d’environ 20 cm de long et qu’il agitait régulièrement. « L’homme n’était pas violent, mais simplement retiré de toute activité humaine parce que ça ne l’intéressait pas du tout. Je ne l’avais jamais entendu prononcer un seul mot depuis que je le croisais le long du chemin de l’école », raconte l’auteur à la page 54.

Il y avait Papa Gaspard, originaire du Dahomey (l’actuel Bénin). Installé à Pointe-Noire à la faveur de la libre circulation des hommes et des biens en Afrique Francophone, cet homme énorme d’à peu près 120 kilos, fut l’un des premiers épiciers de la ville. Et Dieu sait combien il aida les habitants de son quartier. Aujourd’hui, le magasin Chez Gaspard existe toujours et rappelle à ceux qui ont connu son propriétaire bien des souvenirs joyeux.

Dans le tome 2, l’on pourrait s’attarder sur le cas de cette dame libraire, protestante à souhait. Madame Mindouli Marianne, née Kibelolo, disparue prématurément en 1993, étalait quelques-uns de ses livres à l’extérieur pour faire découvrir son enseigne. Elle ne jurait que par les livres, et pour cause, sa librairie ne vendait pas que des livres religieux, mais aussi des romans, des Essais, et des fournitures scolaires. Elle eut une concurrente en la personne de madame Henriette Nkodia, elle aussi très connue des Pontenégrins. Si la première nommée travaillait pour l’église protestante, la seconde, elle, était propriétaire de sa librairie...

Toujours dans le Tome 2, vous y découvrirez cette croustillante anecdote, photo à l’appui, sur un pont. Un pont ? Peut-être pas ! Plutôt un simple tuyau d’eau. De la même manière que ce tuyau, partant du « Château d’eau du centre-ville, en face du camp militaire 31 juillet, vers la cité de Pointe-Noire, en passant par tout en bas non loin de la brasserie La Cascade, au Camp-chic à deux pas du rond-point Lumumba », alimentait la cité en eau potable, de la même manière ce tuyau permettait aux habitants sans argent de se rendre au centre-ville. Et il fallait être équilibriste pour l’emprunter, au risque de se retrouver dans la rivière. Combien étaient-ils à y laisser les côtes ou les jambes ? Mais là n'est pas l'important. Ce qui compte, c'est que ce tuyau reliait deux mondes : le monde des aisés du centre-ville et celui des pauvres des quartiers résidentiels...

Comment ne pas s’attarder, dans le Tome 3,  sur ces « Batou ya boloko », ces prisonniers qui peuplaient la Maison d’arrêt de Pointe-Noire, située dans l’enceinte même du camp militaire sur « la route des chevaux » ? Parmi eux, un certain… Malanda, dont la réputation avait dépassé les frontières de la ville océane. Lieutenant de l’armée congolaise, il commettait des braquages, masqué, dont le plus retentissant reste celui du Centre commercial Printania, dans l’ancien magasin Score. Ce fait divers reste gravé dans l’inconscient pontenégrin.

A la vérité, Kendrick nous donne à voir sa ville natale avec son regard à lui, très neutre. Jamais il ne prend partie. Son livre est une véritable focalisation omnisciente sans description de l'intérieur bien sûr. « Oui, j’aime à dire que j’ai eu un don d’ubiquité : j’étais chez moi et partout ailleurs dans Pointe-Noire au même moment. Cette ville me fascine et je n’ai pas fini de la raconter », avance-t-il sans se départir de son sourire débonnaire. Et de remercier ceux des lecteurs qui visitaient son blog  et qui lui ont suggéré de pondre un livre sur ses chroniques.

BB  

Les Chroniques de Pointe-Noire de Kendrik, Editions La Doxa, en trois tomes, prix 20 Euros. En vente à la Fnac, Fnac.com, sur Amazon.fr, à la librairie Harmattan, chez Présence Africaine, etc.           

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Commentaires

Je me nomme Christiana, j'habite RIGGARGATAN 16 D, GALVE ,80286, SWE. j'ai pas l'habitude d'ecrire mon veçu sur les forums mais cette fois-ci c'est la goute d'eau qui a débordé la vase.

En effet mon homme avec qui j'ai fais 7 années de relation conjugal ou nous avons eu 2 enfants me laissa pour une autre et mieux il se sont installé ensemble, 2 mois sans nouvelles c'est ainsi j'ai parlé de ma situation a ma collègue de service qui me donna le contact du Maitre marabout FADE dès que je l'ai contacter et expliqué ma situation il promis de dormir a tête reposé en 3 jours mon homme est revenu à la maison et très amoureux de moi ...(pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce ,maladie ,la chance , gagner au jeux de loto , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du travail ou d'une autres) voici le contact du maitre marabout FADE vous pouvez l'appelez directement ou l'ecris sur son wathsaap ou mail , il est joignable
Tel/whatsapp: +229 99 02 87 52
tel: +229 99 02 87 52
Email:maitrefade@hotmail.com
https://www.voyant-medium-travaux-occultes.com/.

Bonsoir !
Je m’appelle DANI, je veux partager avec vous mon histoire. Il y a de cela 3 mois environ, c'était le calvaire dans mon foyer. Les disputes entre mon mari et moi se répétaient jusqu'au qu'au jour ou il quitta la maison. Suite à cela j'en ai parlé avec une amie qui m'a donné les coordonnés d'un maitre tres puissant à qui je devais m'expliquer. Comme j'aime mon mari j'ai contacté ce maitre qui m'a promis de me le faire revenir à la maison. J'ai donc suivie ces conseils et également fait des travaux. Exactement 3 jour après mon époux est revenu en me suppliant de lui pardonner pour tout ce qu'il a pu me fait et bien sur on s'est réconcilié et aujourd'hui il m'a demander en mariage. Ce fut un véritable miracle dans ma vie. Alors pour tous vos problèmes je vous conseille de faire comme moi.
Je vous assure que vous trouveriez satisfaction ou résolution à vos problèmes. il intervient dans beaucoup d'autre domaine c'est un grand maître
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