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Lambert Mende : « Ils m’ont donné des coups de crosse dans la poitrine, dans le dos. Je ne sais pas pourquoi »

Publié le Dimanche 19 Mai 2019
Lambert Mende : « Ils m’ont donné des coups de crosse dans la poitrine, dans le dos. Je ne sais pas pourquoi »

Lambert Mende, ancien ministre de la Communication et des Médias, député national et candidat gouverneur dans la province de Sankuru, a été relâché après sa brève interpellation à son domicile de Kinshasa, ce dimanche 19 mai. Il vient de regagner sa maison.

Interpellé brutalement à son domicile et conduit aux services spéciaux de la police, Lambert Mende a recouvré sa liberté grâce, selon lui,  à l'intervention de la présidence de la République. Il est rentré chez lui, non sans plaintes. « Je suis rentré chez moi, mais totalement courbatu. Ils m’ont donné des coups de crosse dans la poitrine, dans le dos. Je ne sais pas pourquoi », a t-il dit. Et d'accuser le ministre e l'Intérieur, Basile Olongo, d’être derrière cette affaire. Une allégation que l'intéressé balaye d'un revers de main. « Il ne dit pas la vérité », rétorque Lambert Mende.

C'était aux alentours de midi quand militaires et policiers ont débarqué chez lui. « On était là, assis. Je faisais la table. Il s’apprêtait à prendre son repas de midi quand des hommes armés, un groupe de militaires et des policiers sont venus. Ils ont brutalisé d’abord les gardes. Il a entendu des bruits et il est sorti. On l’a pris brutalement. C’est pour cela que ces outils de travail sont restés. Vous le connaissez. Il ne sort jamais sans ses téléphones. Il était là. Il voulait prendre son repas de midi », témoingne Rose Omalanga, l'épouse de Lambret Mende.

Une plainte devant les tribunaux

L'ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ne compte pas s'arrêter pas. Il entend porter plainte, et pour cause : "Je ne peux pas être brutalisé comme ça par la Police de mon pays. Je suis député  et je n’ai commis aucun fait infractionnel et un ministre de l’intérieur va ordonner qu’on puisse me brutaliser ? Il y aura une suite politique et judiciaire », a t-il dit à ACTUALITE.CD avant de conclure : «Il (Basile Olongo) va répondre devant le parlement et devant les cours et tribunaux. »

Avec Actualité.CD

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