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Gabon : Sale temps pour les maires du Grand Libreville

Publié le Dimanche 13 Septembre 2020
Gabon : Sale temps pour les maires du Grand Libreville

Sale temps pour les maires du Grand Libreville. Après le jeune maire d’Akanda Gregory Laccruche Alihanga jeté en prison en novembre dernier et déchu de son trône, voilà que la justice gabonaise s’apprête à en remettre avec le maire central de Libreville Léandre Nzue. L’édile de la capitale a été convoqué hier matin au B2 mais n’en ait jamais ressorti. Toute chose qui porte à croire qu’il aurait été placé en garde à vue par ce service de renseignements militaires directement rattaché à la Présidence gabonaise.

L’actuel maire de Libreville pourrait bien passer le week-end en garde à vue. Après le balai de ses collaborateurs depuis plusieurs jours cette semaine dans les locaux de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM, communément appelée B2), le tour est revenu ce vendredi à 11h00 à Léandre Nzue d’être auditionné. Seulement, le maire de Libreville n’a pas regagné son domicile au terme de cette convocation policière.

Selon plusieurs sources, après son audition, le maire central du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) aurait été gardé dans les locaux du B2 situé au quartier Belle-vue 2 pour nécessité d’enquête. Il devrait sauf surprise de dernière minute, y passer le week-end avant d’être probablement présenté devant le procureur de la République en début de semaine prochaine. Un passage qui pourrait lui valoir une incarcération à la prison centrale de Libreville où croupissent plusieurs anciens cadres du régime Bongo tombés en disgrâce.

Au titre des charges retenues contre le premier citoyen de la capitale gabonaise, des suspicions de corruption. Léandre Nzue, fier supporter d’Ali Bongo, serait visé par une enquête du B2 pour détournement de fonds et abus de biens sociaux. Le 18 juin dernier, il avait affirmé sans filtre pratiquer du clientélisme politique pour le compte d’Ali Bongo en vue de sa réélection en 2023. Des propos qui avaient suscité un tollé et semblent avoir gagné aujourd’hui le terrain judiciaire. Ce, d’autant que sa gestion de la mairie centrale est tout aussi nébuleuse et controversée.

Affaire à suivre.

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