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Désordre et scandales à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou

Publié le Lundi 29 Juillet 2019
Désordre et scandales à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou

Des inspections administratives et des enquêtes de la gendarmerie révèlent des magouilles en bande organisée qui se traduisent par des détournements de fonds et des équipements destinés à l’hôpital de l’amitié Sino congolaise de Mfilou. Il y est fait également état de primes irrégulières, de faux contrats et d’une gestion financière confiée à des mains inexpertes. Ces différentes investigations signalent par ailleurs des recrutements des prestataires qui ne répondent pas aux besoins de cette structure hospitalière. Des faits scandaleux qui inscrivent l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou parmi les infrastructures de l’Etat qui font allègrement la promotion des antivaleurs, au grand dam de la santé de la population.

Les enquêtes menées par les gendarmes sur la gouvernance concluent que l’hôpital de l’amitié Sino-congolaise de Mfilou est géré comme une épicerie familiale. Le fonctionnement administratif laisse à désirer. Tandis que la gestion financière et comptable des trois dernières années s’avère calamiteuse. Des défaillances criantes sont observées dans l’utilisation du matériel et de la comptabilité. En effet, il ressort de ces multiples enquêtes que la directrice générale aurait détourné du matériel de cet hôpital au profit de celui de Mouyondzi. Un flou artistique entourerait le matériel qui aurait été donné par la République populaire de Chine. Les mêmes sources indiquent que ce matériel serait détourné au profit de l’hôpital de Makélékélé. Elles révèlent aussi la dissimulation des factures des dépenses à l’enregistrement, plus précisément au service matériel.

L’hôpital de Mfilou ne disposant pas de receveur, « les informations comptables sont consignées et éparpillées dans plusieurs livres journaux de caisse qui ne sont ni côtés, ni paraphés par l’autorité compétente et comportent plusieurs ratures ». Le procèsverbal dressé à la faveur du récent contrôle effectué dans cet établissement sanitaire confirme cet état de faits désolant. Ce document mentionne Désordre et scandales à l’hôpital de l’amitié Sino congolaise de Mfilou Des inspections administratives et des enquêtes de la gendarmerie révèlent des magouilles en bande organisée qui se traduisent par des détournements de fonds et des équipements destinés à l’hôpital de l’amitié Sino congolaise de Mfilou. Il y est fait également état de primes irrégulières, de faux contrats et d’une gestion financière confiée à des mains inexpertes. Ces différentes investigations signalent par ailleurs des recrutements des prestataires qui ne répondent pas aux besoins de cette structure hospitalière. Des faits scandaleux qui inscrivent l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou parmi les infrastructures de l’Etat qui font allègrement la promotion des antivaleurs, au grand dam de la santé de la population notamment, la dissimulation et la gestion opaque des deniers publics. En outre le constat fait sur le terrain révèle qu’il y aurait des pages de certains livres journaux de caisse qui sont arrachées. L’on déplore également des décaissements de colossales sommes d’argent par la comptable ; la prolifération des fournisseurs illégaux, la signature et la dissimulation des contrats irréguliers.

On signale également le paiement des multiples primes, des quoteparts, des rétrocessions et des ajouts aux salaires qui ne se justifieraient pas. L’hôpital s’apparente tout simplement à une boutique familiale au regard de la manière dont il est géré. L’Inspection générale d’Etat qui venait de passer par là, a constaté que les recettes générées sont gérées par une bénévole qui serait la fille de la directrice générale. Sont aussi épinglées, des dépenses fictives relatives à l’alimentation des malades et la dissimulation des fonds aussi bien des actes chirurgicaux qu’obstétricaux. Et comme ces actes n’existent pas, les factures des dépenses effectuées ne sont donc pas conformes. Par ailleurs, la gestion des ressources humaines se fait en violation des lois et règlements en vigueur.

Des recrutements de bénévoles

Au nombre des calamités qui caractérisent l’hôpital de Mfilou, figurent le recrutement irrégulier de 172 bénévoles; l’utilisation sans contrats des médecins en instance d‘intégration à la fonction publique et la gestion unilatérale des dossiers des agents en formation. Il y aurait aussi des services stratégiques qui seraient laissés entre des mains inexpertes. Au sein du service économique et financier on compte parmi les 14 bénévoles, des caissiers, des tenants des livres comptables et des gestionnaires de l’argent public. Seuls le chef et un collaborateur à l’économat seraient des fonctionnaires. Ces excès sont entretenus par un vide juridique auquel s’accommoderait la direction de l’hôpital. En effet, la loi portant création de cette structure n’a jamais été votée. C’est pourquoi, certains services prévus dans l’organigramme demeurent à ce jour inexistants. Le règlement intérieur serait en cours d’élaboration avant de le soumettre à l’approbation des travailleurs. Dans le procèsverbal sanctionnant un contrôle administratif, contresigné par Béatrice Pongui, directrice générale de l’hôpital, on épingle l’attribution de multiples et irrégulières primes octroyées aux personnels ; des contrats irréguliers; des fournisseurs des produits pharmaceutiques non agréés par l’Etat ; l’absence de contrôle interne ainsi que l’inexistence du contreseing du ministre des finances sur la circulaire relative à la clé de répartition des recettes de l’hôpital.

Ces faits démontrent que le mal dont souffre l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou est très profond et doit être attaqué sans trop attendre. La signature de la directrice générale apposée en bas du procès-verbal de cette constatation dénote d’un aveu de mal gouvernance. La lutte contre la criminalité économique et sociale dans laquelle est engagée la République exige des mesures salvatrices, si l’on veut sauver l’essentiel. Le contraire risque d’entamer un peu plus la crédibilité d’un Etat en décadence économique, alors qu’il tient à la rétablir pour reconquérir la confiance des partenaires techniques et au développement.

Marlène Samba - Le Patriote

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