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Congo-B-Sénatoriales partielles : Chris Antoine Walembeaud se bat pour que « le Pool rentre de nouveau dans la République»

Publié le Mardi 16 Juillet 2019
Congo-B-Sénatoriales partielles : Chris Antoine Walembeaud se bat pour que « le Pool rentre de nouveau dans la République»

Président du Congrès des démocrates africains (CODEMA) et coordonnateur de la Convention des partis républicains, Chris Antoine Walembeaud défi e quiconque prétend le battre dans le Pool aux sénatoriales partielles. Il fonde ses espoirs sur son bilan à la tête de la commission juridique et administrative du conseil départemental du Pool. « J’ai laissé une bonne impression » et « mes 110 collègues vont me porter au Sénat », confi e-til au Patriote. Une fois élu, annonce-t-il, « je me battrai pour revaloriser le statut des conseillers ». Muni du mandat du peuple, il consacrera sa force et son intelligence à ce que « le Pool rentre de nouveau dans la République». 

Confi rmezvous la rumeur selon laquelle vous avez retiré votre candidature aux sénatoriales partielles du 21 juillet, suite aux injonctions du PCT ?

Chris Antoine Walembeaud : C’est vrai que les ennemis du PCT passent leur temps à salir ce grand parti en cherchant à lui attribuer les dysfonctionnements de la démocratie dans notre pays. Nous n’avons reçu aucune injonction de la part de ce parti tendant à nous pousser au retrait. Ces rumeurs sont infondées. Nous sommes bien candidat au sénatoriales partielles dans le Pool, pour le compte de la COPAR et le PCT est un adversaire politique simplement et non un ennemi. Ce n’est qu’un rappel si je précise que le PCT et la COPAR ont travaillé ensemble sur la plupart des dossiers qui ont fait avancer la démocratie et la République. Donc, cette élection ne démentira pas cet état de fait qui intègre le fonctionnement démocratique. Chris Antoine Walembeaud est candidat aux sénatoriales partielles à Kinkala.

Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?

C. A.W. : je suis un républicain. Le département du Pool aujourd’hui suscite des préoccupations. Nous voulons que le Pool rentre de nouveau dans la République et qu’il ne se délite pas. Nous croyons que ceux qui travaillent dans ce sens ont besoin d’une valeur ajoutée. Nous pensons que nous pouvons apporter cette valeur ajoutée. Ensuite, en ma qualité de conseiller élu au Pool, je constate que le statut du conseiller n’a pas évolué. Pourtant, ils sont élus au suffrage universel direct au même titre que les députés et le président de la République. Comment sont-ils traités, maintenant qu’il n’y a même plus de sessions à cause de la récession économique. Une fois élu au sénat où se prennent les lois, nous travaillerons à ce que les conseillers ne soient pas déconsidérés. Nous nous battrons pour que le statut de distingué conseiller soit revalorisé. La troisième motivation est que nous voulons dépasser les appareils politiques afin de hisser l’homme au centre de tout. PCT, COPAR, MCDDI, UPADS, c’est bien pour la vitalité démocratique, mais ce sont les hommes qui font la démocratie à travers leurs comportements. Nous voulons travailler à travers un réseau pour que la logique d’appareil politique soit dépassée. Vous avez vu comment Macron est arrivé au pouvoir en France. Nous avons le même pays, la même nation que nous devons défendre indépendamment de telle ou telle autre coloration politique.

Battu aux législatives passées, vous évoquiez des fraudes pour justifi er votre échec, ne craignez-vous pas que cela se reproduise encore ?

C. A.W. : La fraude est un état d’esprit chez certains. En tant que commissaire chargé de la gouvernance électorale, nous sommes assez outillé pour inventorier les différentes fraudes. Pour un scrutin indirect bien circonscrit, mettant en jeu 111 grands électeurs, la fraude ne peut être possible que si le fraudeur détient par anticipation les bulletins qui seront imprimés. Et, qu’il convoque discrètement des électeurs qui lui sont proches ou apparentés pour organiser une telle fraude. Je suis convaincu que ce ne sera pas le cas. Parce que pour le faire, il faudra bénéfi cier de la complicité de l’administration et des organes techniques à savoir : la Direction générale des affaires électorales (DGAE) et la Commission nationale électorale indépendante (CNEI). Je ne pense pas que ces institutions ayant la charge du scrutin vont se déjuger et se disqualifi er du jeu démocratique.

Qu'est-ce à dire ?

C. A.W. : : C’est simple. Le fraudeur donne à l’avance le bulletin portant son image et son effi gie avant l’élection. L’électeur le met dans sa poche. Dans le bureau de vote, il prend le bulletin de l’adversaire. Mais il glissera celui du fraudeur dans l’urne. Il ramènera le bulletin de l’adversaire chez le fraudeur comme preuve, pour réclamer le pourboire à l’artisan de la fraude.

Comment saurezvous, si un tel fait se produisait ?

C. A.W. : Cela devient diffi - cile. Parce qu’il y a désormais le bulletin unique. Nous allons veiller à ce que l’équité soit. La fraude n’est certes pas impossible, mais nous veillerons à ce que la démocratie triomphe dans la transparence, l’équité et la liberté afi n que le meilleur gagne. On sait que des actes étaient signalés dans le passé. Il faut y veiller pour que la conscience des conseillers ne soit pas galvaudée.

Voulez-vous réagir aux opposants pour qui, il fallait laisser le PCT aller seul à ces partielles ?

C. A.W. : Nous sommes des acteurs de la démocratie. La démocratie est synonyme de compétition. Il faut donner la possibilité au peuple de choisir. Si on laisse le PCT seul, on va déprécier l’élection et partant la démocratie. Les opposants et les gens de la majorité qui raisonnent ainsi n’ont pas raison. Je suis convaincu que le PCT devrait se réjouir d’affronter des challengers. La démocratie a besoin de l’adversité et du choc des idées. La COPAR démontre qu’elle est toujours actrice de la démocratie.

Croyez-vous que Walembeaud qui a un passé connu dans le Pool peut susciter l’enthousiasme autour de sa personne et de sa coalition politique au point de remporter le siège en jeu ?

C. A.W. : Bien sûr. Je suis conseiller élu dans le Pool. Ce sont mes 110 collègues conseillers qui vont me porter au Sénat. Oui, je vais gagner. D’après le retour que nous avons de nos équipes sur le terrain, nous avons toutes les chances de remporter ce siège. C’est vrai qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance mais nous mettons tout en œuvre pour convaincre nos collègues conseillers de notre bonne foi. J’ai dirigé la commission administrative et juridique du conseil pendant plus de deux ans. D’après ce qui me revient, j’y ai laissé une très bonne impression. Donc les conseillers me font confi ance. Mais nous continuons à persuader à rassurer nos collègues et à les convaincre. Je suis sûr que nous allons en sortir victorieux, démocratiquement.

Propos receuillis par Ernest Otsouanga (Le Patriote)  

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