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Congo-B-Politique-Diaspora : à Paris, les retrouvailles des pro-Mokoko

Publié le Lundi 28 Septembre 2020
Congo-B-Politique-Diaspora : à Paris, les retrouvailles des pro-Mokoko

Un mois après le retour au pays du « prisonnier politique » Jean-Marie Michel Mokoko, ses partisans de France se sont retrouvés ce samedi 26 septembre à Paris, pour renouveler les instances dirigeantes de leur association, l’ACB-J3M (Actions pour le Congo-Brazzaville avec Jean-Marie Michel Mokoko). Deux candidats briguaient la présidence de l’association, le président sortant Thierry-Paul Ifoundza et l’ancien vice-président Jérôme Itoua-Okongo. C’est le premier qui l’a emporté avec près de 75% des suffrages exprimés au terme d'un vote à bulletins secrets. 

Il rempile, cette fois-ci, pour un mandat de trois ans non-renouvelable. Antérieurement, la durée du mandat du bureau (l’exécutif) était d'un an renouvelable et celle du Conseil d'administration (l'organe décisionnel) de 3 ans renouvelable une fois. Afin d'apporter une certaine stabilité à la structure et d'être en phase avec la durée du mandat du Conseil d'administration, l'assemblée générale étant souveraine, s'est prononcée à l'unanimité pour des mandats de l’exécutif de trois ans non renouvelable. « Le nouveau bureau se compose désormais comme suit : président : Thierry-Paul Ifoundza ; vice-présidente : Émilie Macosso ; secrétaire général : Jérôme Itoua-Okongo ; Chargé de communication : Jean -Raphaël Oyabi ; trésorière générale : Simone Moufouma », révèle le docteur Thierry-Paul Ifoundza. Et de signaler que le Conseil d'administration a lui aussi été renouvelé. Les postes des administrateurs démissionnaires, restés vacants pendant de longs mois, ont été pourvus par de nouveaux membres, conformément aux statuts et règlement intérieur.

Cette AG aurait dû se tenir depuis la fin de l’année dernière. Faute de militants assidus - ce déficit n’est pas spécifique à l'ACB-J3M, c’est une maladie qui frappe quasiment toutes les associations congolaises de l’étranger -, mais aussi pour des raisons de géographie - la majorité des membres vivent éloignés les uns des autres -, elle avait été sans cesse repoussée. Puis est venue cette catastrophe sanitaire, la Covid-19. Du coup, durant l’évacuation sanitaire de leur champion, chacun y est allé de son commentaire. Sans concertation avec les autres membres de l’association. Mais « cet épisode fait désormais partie du passé. D’autant que les valeurs auxquelles croit le Général Jean-Marie Michel Mokoko et que nous avons épousées avec conviction sont intangibles et méritent d’être défendues avec gravité », rappelle Thierry-Paul Ifoundza, dont le rapport moral et d'activités de son précédent mandat a sans doute été le facteur déterminant de sa réélection.

De la gravité, continue-t-il, il en faut, surtout en ces temps où une effervescence du vide semble diluer la diaspora congolaise et politique de France... Accointances et mélange des genres inutiles y pullulent... « Lors de notre AG, nous avons aussi exprimé notre tristesse à la suite des rencontres de certains « opposants» politiques congolais en séjour en France avec quelques Congolais de la diaspora. La rencontre de Perpignan dans une ambiance festive, alors qu’il s’agissait de rendre hommage à l’ancien président Pascal Lissouba ; puis à Paris, de celle des deux anciens présidents de l'ACB-J3M-France avec Pascal Tatsy-Mabiala et Claudine Munari. Le 20 septembre dernier, madame Munari a rencontré quelques « opposants » congolais. C’est son droit le plus absolu. A l’issue de cette rencontre, un communiqué lu par un ancien président de l’ACB-J3M, mentionnait la formation d'une plate-forme politique des Congolais de l'étranger et la mise en place d'une Commission électorale « indépendante » équilibrée ! Chiche ! Mais des structures de ce genre, il en existe déjà. Et puis c’est se tromper de combat et de stratégie que de les mettre en place, car le seul combat qui vaille la peine d’être mené sans concessions, c’est celui qui consiste à raser le régime actuel au Congo-Brazzaville. Il faut rappeler qu'un autre opposant, Clément Mierassa en séjour à Paris en 2016 pour des « soins médicaux », avait déjà évoqué cette idée de plate-forme des Congolais de l'étranger, mais l'idée avait farouchement été rejetée par la diaspora », peste Thierry-Paul Ifoundza.

Quoi qu’il en soit, l’ACB-J3M n’est en rien concernée par le vacarme qui a suscité le voyage de madame Munari à Paris. Pas plus qu’elle ne se soucie du jeu de deux de ses anciens présidents, Michel Mpandi et Francis Moketo. « D'ailleurs, c’est pour mettre fin à cette confusion au sein de l'ACB-J3M et éviter à l'avenir les conflits d’intérêts, que l'AG des partisans du général Mokoko s'est prononcée pour la rédaction d'une charte d'éthique, qui sera soumise à la prochaine réunion du bureau », conclut-il.

Entrecongolais.com

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