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Congo-B-Mort de Guy-Brice Parfait Kolelas : Marie-Alfred Ngoma répond à Patrice Aimé Césaire Miakassissa

Publié le Mardi 30 Mars 2021
Congo-B-Mort de Guy-Brice Parfait Kolelas : Marie-Alfred Ngoma répond à Patrice Aimé Césaire Miakassissa

Dans un billet d'humeur publié sur le Le blog de Médiapart, Patrice Aimé Césaire Miakassissa accuse le journaliste Marie-Alfred Ngoma et, partant, l'AFP, d'avoir manqué de déontologie en annonçant la mort par Covd-19 de l'opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolelas. La réponse du journaliste aux Dépêches de Brazzaville n'a pas tardé.

Fanatisme ou passion du Matalana ? Quoi qu'il en soit, le billet d'humeur de Patrice Miakassissa, confus et déstructuré, est d'un ennui pitoyable. Sous le titre Congo-Brazzaville : La mémoire du Docteur Guy Brice Parfait KOLELAS souillée après sa mort, Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA écrit : « …. En lisant Présidentielles 2021 : le coronavirus responsable de la mort de Guy-Brice-parfait Kolélas, selon la justice française dans un journal congolais ADIAC -CONGO j’ai été choqué que la justice française à qui le secret médical s’impose à elle étale les causes de la mort de Guy Brice Parfait Kolélas. Tout mort a le droit au respect… » (sic) Et de Poursuivre : « .. A monsieur Marie Alfred NGOMA et l’AFP, vous avez trahi votre éthique, votre déontologie car l’article que vous publiez le 26 mars 2021 sur son dossier médical dans ADIAC CONGO n’a jamais reçu l’approbation du Docteur Guy Parfait Kolélas. Qui a permis à ADIAC-CONGO l’accès au dossier médical du Docteur Guy- Brice Parfait ? Et cela se passe en France ! Si vous commencez à divulguer l’état de santé de nos hommes politiques, nous aurons une presse poubelle. » On tombe des nues. En quoi le fait d'annoncer la mort par Covid d'une personnalité, aussi politique soit-elle, constitue-t-il un saccage de la déontologie ? A le lire, Patrice Miakassissa serait plus intelligent que tous les médias du monde entier, de CNN à BBC en passant par Le Monde, Le Figaro, etc, qui ont rapporté et commenté l'information sur la mort de Kolelas. A lire Patrice Miakassissa, les médias du monde entier n'auraient pas dû parler de la Covid comme cause de la mort de Manu Dibangu, Valery Giscard D'Estaing, etc. Quelle farce !

C'est bien beau de s'en prendre à Marie-Alfred Ngoma qui n'a fait que son devoir d'informer l'opinion publique d'après la dépêche de l'AFP ! Encore faut-il savoir le dire. Pas en des termes approximatifs. Reprocher à Marie Alfred Ngoma, journaliste, une trahison à son éthique et à sa déontologie sans que cela ne soit étayé, relève de la diffamation et tombe sous le coup de l’article 29 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 - « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. » 

Stupéfait, l'intéressé n'est pas resté sans réagir. Aussi son conseil, Germain Yamba, avocat au Barreau de Tours, a-t-il estimé que la réponse à ce brûlot de Patrice Miakassissa  « pourrait prendre la forme d’une plainte avec constitution de partie civile, car en démocratie, celui qui se sent offensé demande réparation en s’adressant à un Juge. Mais elle peut prendre aussi la forme d’un écrit que Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA voudra bien publier dans ses canaux de publication, et cela s’appelle le Droit de Réponse».

Reprocher à Marie Alfred NGOMA la violation du secret médical n’a aucun sens puisqu’il n’est pas médecin. Une telle attitude dénote sinon un matalana primaire, du moins un esprit étriqué. Lorsque Marie Alfred Ngoma indique que « dans un communiqué daté du mercredi 24 mars, le parquet de Bobigny explique « que les différentes investigations menées par l’institut médico-légal de Paris révèlent que ses poumons étaient très altérés », il ne fait que son travail de journaliste, celui d'informer. Il ne viole en rien le secret médical. Et, surtout, il le fait dans le respect des textes qui fondent la déontologie du journalisme, notamment la Charte de Munich du 24 novembre 1971.

Journaliste, Marie Alfred Ngoma a l’exigence de ne publier que des informations dont l’origine est connue. En espèce, il s'agissait de reprendre le communiqué de l’AFP (Agence France Presse), organe officiel qui publiait un communiqué du Parquet de Bobigny. « Reprendre une publication de l’AFP c’est être certain que l’information a été vérifiée. D'ailleurs, le Parquet de Bobigny n’a pas contredit cette info, ni l’AFP », rappelle Marie Alfred Ngoma. Et d'ajouter : « Je comprends que monsieur Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA fasse preuve de légèreté blâmable dans un moment de grande détresse. Mais pour autant il convenait d’apporter ces précisions. »

Légèreté ! Le mot est lâché ! C'est ce qui caractérise Patrice Miakassissa qui s'est mué en donneur de leçons, à force de brailler sur tout et n'importe quoi. 

Entrecongolais.com  

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/270321/congo-la-memoire-du-docte...

                                                          

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