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Congo-B-Message des Evêques sur l’élection présidentielle : pour l’ACB-J3M, Thierry Moungalla est dans son rôle…

Publié le Lundi 8 Février 2021
 Congo-B-Message des Evêques sur l’élection présidentielle : pour l’ACB-J3M, Thierry Moungalla est dans son rôle…

Le 2 février dernier, la CEC (Conférence des Evêques du Congo) a pondu un long communiqué sur les élections présidentielles et, surtout, sur l’état chaotique du pays. Aussitôt le ministre de la Communication, Thierry Moungalla, est sorti de sa tanière pour y répondre. Un rôle qu'il incarne à merveille dans la tragédie congolaise.

Le 21 mars prochain, le Congo-Brazzaville connaîtra une élection présidentielle sans enjeux majeurs. Il est acquis que le président sortant, candidat à sa propre succession, sera réélu dès le premier tour, sans coup férir. C’est dans ce contexte que les Evêques du Congo, « réunis pour une session extraordinaire du 26 au 28 janvier 2021 », ont adressé au peuple congolais ainsi « qu'à tous les hommes et femmes de bonne volonté, un message de paix et d'espérance, conscients de ce que beaucoup vivent déjà dans la peur et la hantise, à cause du fait qu'au Congo, les élections sont souvent l'occasion de troubles sociopolitiques et sécuritaires », ont-ils écrit. Et d’émettre de « sérieuses réserves » sur le scrutin prévu le 21 mars. « Notre peuple est fatigué de ces élections qui fragilisent la cohésion sociale et entachent l’image de notre pays à l’étranger (…) Ne pas prendre conscience des mots qui minent la gouvernance électorale dans notre pays depuis quelques décennies, c’est s’exposer à ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets », ajoutent-ils. Ils ont aussi, dans leur communiqué, parlé de l’alternance qui doit être une règle intangible et immuable.

La réponse du ministre de la Communication, Thierry Moungalla, ne s’est pas fait attendre. « On peut crier comme un cabri sur sa chaise « Alternance, alternance, alternance », elle ne se décrète pas, elle dépend du libre choix du peuple. Et tant que le peuple aura choisi une équipe dirigeante, et cela arrive à travers le monde, cette équipe dirigeante aura la légitimité pour ce faire », a-t-il répliqué sur les ondes de RFI, tout en soulignant le fait que « le gouvernement s’étonne à la fois du moment auquel intervient cette déclaration des évêques et la forme, et parfois même la brutalité de certaines affirmations des évêques ». 

Pour l’ACB-J3M (Actions pour le Congo avec Jean-Marie Michel Mokoko), en débitant ces inepties, Thierry Moungalla incarne parfaitement son rôle, celui de voler au secours d’un pouvoir qui a détruit le Congo. « Sourd aux souffrances des Congolais, le gouvernement par la voix de son porte-parole, Thierry Moungalla, rejette en bloc le message de l’église congolaise. Plongé dans une envolée lyrique maraboutiste avec des propos d’une violence inouïe, il a débité des inepties qui ne reflètent en rien le quotidien des Congolais. Cependant il n’est que dans son rôle d’avancer des propos élogieux envers son maitre Sassou, de défendre son bilan calamiteux. La réalité est que Sassou recrute des mercenaires pour semer la terreur, viole, vole, torture, tue et embastille les opposants politiques. Il coupe les moyens de communication, étale ses véhicules blindés pour annoncer nuitamment des résultats des élections présidentielles. Thierry Moungalla doit savoir que la candidature de Sassou aux élections de 2021 n’est pas de nature à favoriser l’évolution politique des institutions politiques, gage de stabilité politique », lit-on dans un communiqué signé et daté du 08 février par le bureau de l’ACB-J3M.

Le même communiqué revient sur le point de vue de Monseigneur Victor Abagna Mossa, Archevêque d’Owando et porte-parole de la Conférence des Evêques du Congo, selon lequel les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies, et « que la décision du gouvernement d’aller aux élections exposerait le pays à de nouvelles contestations populaires ». « Mais qu’est-ce que le gouvernement peut encore faire pour que ce soit un peu juste ? Il peut envoyer dans tout le pays des agents pour s'assurer des listes. Il y a des districts et des endroits où il y a très peu de monde mais sur la liste il y a beaucoup plus d’inscrits. Alors qui vote en réalité ? », s’est demandé Mgr Victor Abagna Mossa sur DW.Com

Pour l’association ACB-J3M, Thierry Moungala manque d’honnêteté intellectuelle. Il réfute les évidences sur le simple fait des sentiments vénaux qui l’animent.

Entrecongolais.Com

 

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