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Accord Congo-FMI : la FOC doute de la capacité du Congo à tenir ses engagements

Publié le Lundi 29 Juillet 2019
Accord Congo-FMI :  la FOC doute de la capacité du Congo à tenir ses engagements

L’accord de facilité élargie de crédit conclu entre la République du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) institue un « programme minima » de trois ans qui ne saurait rétablir les équilibres macroéconomiques. Telle est la conviction de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC), exprimée lors d’une conférence de presse animée le 27 juillet 2019 à Brazzaville par Clément Miérassa. A cette occasion, elle « émet de sérieux doutes quant à la capacité de l’Etat à assurer le remboursement de la dette intérieure et extérieure ».

En l’absence de la coordonnatrice de la Fédération de l’opposition congolaise Claudine Munari, c’est Clément Miérassa, un des principaux acteurs de cette plateforme politique qui a répondu aux questions des journalistes. Il ressort de son intervention que le FMI a imposé « trois ans au Congo pour satisfaire entre autres conditionnalités, l’exigence d’une transparence totale et le rétablissement de la viabilité de la dette ».

De même, la FOC s’étonne de « l’euphorie triomphaliste du pouvoir » au lendemain de la conclusion de cet accord. Elle qualifie d’aveu d’impuissance, la déclaration du premier ministre selon laquelle, « le plus dur, c’est de donner notre cadence dans la manière de gérer nos affaires publiques ». Pour elle, «le pouvoir tarde à rendre publique la lettre d’intention qui contient l’essentiel des 48 mesures drastiques à mettre en œuvre ». Elle articule son raisonnement sur le fait que ce n’est pas pour la première fois que le Congo est en programme avec le FMI.

En analysant le contenu de l’accord, la FOC relève que « l’apport financier annuel du FMI n’est que de 87,33 milliards de francs CFA en moyenne sur trois ans ». Clément Miérassa reste cependant sceptique parce que selon lui, « La lutte contre la corruption et les antivaleurs demeure au niveau de simples incantations et d’annonces non suivies d’effets ».

La Fédération de l’opposition « prévient qu’il ne faut pas que le pouvoir espère utiliser le programme avec le FMI pour protéger les responsables des scandaleux crimes économiques ». Elle craint par ailleurs qu’en voulant protéger le système, le gouvernement maintienne les citoyens dans la souffrance. En conclusion, la FOC souligne la persistance « d’une crise multidimensionnelle qui ne saurait se résoudre sans une prise de conscience nationale à travers la décrispation de la situation politique par la tenue d’un dialogue national inclusif qui touchera tous les aspects de l’avenir de notre pays et créera les conditions d’une gestion rigoureuse des affaires publiques ». D’où son appel à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels.

E.O pour Le Patriote

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