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60 ans des Bantous de la capitale : à Oyo, la belle rumba de Claudia Sassou

Publié le Dimanche 11 Août 2019
60 ans des Bantous de la capitale : à Oyo, la belle rumba de Claudia Sassou

L’orchestre Les Bantous de la Capitale s’est produit à Oyo, capitale officieuse du Congo, dans le Département de la Cuvette, dans le cadre des 60 ans de leur existence.

Pointe-Noire-Oyo-Brazzaville. Où qu’ils aillent, Claudia Sassou-Nguesso est avec Les Bantous de la Capitale, menés par Nganga Edo, pour leur soixantième anniversaire. « Nous sommes venus célébrer les 60 ans des Bantous de la capitale. Cet orchestre est notre patrimoine national. Je suis ce groupe depuis mon jeune âge. J’accompagnais parfois mes mamans lorsqu’elles fêtaient leurs anniversaires (de la mutuelle) avec les Bantous. J’ai grandi avec cette musique de notre orchestre, patrimoine national. Au regard de cette reconnaissance, ils ont fait de moi la marraine de la célébration de leurs 60 ans. Je leur dis merci», déclare-t-elle dans les colonnes du quotidien Les Dépêches de Brazzaville. Et d’ajouter : « Il y aura beaucoup de choses. Je crois que nous allons célébrer ces 60 ans jusqu’à la fin de l’année. Ils méritent plus que ça. »

Et elle a dansé. Beaucoup dansé. Il faut dire que la fille du président du Congo, accusée récemment de détournements de fonds pour l’achat d’un appartement à New York, est la « marraine » bien choisie de cet anniversaire. Un rôle qui lui sied à merveille. Et pour cause : étrillée pour sa générosité envers les musiciens originaires de la RDC (République démocratique du Congo), cette action s’apparente à une séance de rattrapage. « C’est sûr qu’elle aide beaucoup les Bantous de la Capitale, de toute façon ils n’ont pas le choix. Cette opération vise in fine à corriger une image écornée, même si l’entreprise s’avère impossible », analyse un député de la secte PCT.   

A défaut de reconquérir l’opinion congolaise, Claudia Sassou a livré une splendide rumba, posée, avec le ministre de la Culture Dieudonné Moyongo, au moment où a résonné Aimée wa bolingo de Ganga Edo. A voir son sourire débonnaire, la députée de Talangaï était aux anges.

Le répertoire des Bantous de la Capitale est connu. Comité Bantous, Rosalie Diop,  Osala ngai nini, « Massuwa », « Bantous Patchanga », etc, ne manquent jamais à chacune de leur prestation. Mais cette année, pour leur soixantième anniversaire, Kabako Lambert avait composé une flatterie juste avant qu’il ne rende l’âme, « Azoloba azosala ». Une petitesse, une insignifiance qui parle des œuvres du bâtisseur infatigable. Azoloba azosala : Sassou a promis le chaos et il l’a fait.

Entrecongolais.com

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