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Tenue scolaire au Congo : l’Etat décrète, les parents d’élèves casquent

Publié le Jeudi 19 Octobre 2017
Tenue scolaire au Congo : l’Etat décrète, les parents d’élèves casquent

S’il y a une institution pour le respect de laquelle l’Etat est intransigeant en République du Congo, c’est bien la tenue scolaire. Décrété dans les années 1969-70 par le régime marxiste-léniniste de feu Marien Ngouabi, le port de la tenue scolaire a su résister à l’épreuve du temps, s’imposant à chaque ouverture des classes aux filles et garçons des établissements du pays. Publics comme privés.

Ainsi, tout élève du primaire doit arborer un uniforme bleu et kaki, là où les collégiennes sont tenues de porter une chemise claire assortie d’un pantalon bleu foncé. Les lycéens et collégiens, eux, portent un uniforme kaki.

Si la tenue fait l’élève au Congo, il reste que les parents apprécient peu cette institution dans la mesure où elle contribue à vider leur porte-monnaie, déjà fortement allégée par l’achat des fournitures scolaires. Pourtant en instaurant la tenue, les dirigeants de l’époque disaient vouloir ‘’lutter contre les inégalités sociales et l’impudicité au sein des établissements scolaires au regard de l’extravagance des tenues que portaient surtout les filles pour séduire les maîtres et professeurs’’.

Aujourd’hui, la crise économique combinée à la boulimie de certains commerçants et tailleurs, a fait de la tenue scolaire un casse-tête pour les parents d’élèves qui au démarrage de chaque année scolaire font des pieds et des mains pour en doter leurs élèves. La gymnastique est plus ardue quand on a plusieurs filles et garçons…

La première alerte à l’enchérissement de la tenue scolaire est venue de la faillite de la Société textile du Congo (SOTEXCO), chargée, au lancement de la tenue scolaire, de la fabrication sur place du tissu servant à la confection de celle-ci. Grace à cette société sino-congolaise, la tenue coûtait entre 500 et 600 FCFA. Une fourchette de prix loin de celle d’aujourd’hui, car avec la fermeture de la SOTEXCO, le tissu de la tenue scolaire est maintenant importé des pays voisins, voire d’Afrique de l’Ouest ou même d’Europe.

Spécialisé dans ce négoce, Hilaire Mbani, commerçant au marché de Ouenzé dans l’arrondissement 5 de Brazzaville, affirme : « je vends le mètre du tissu bleu-kaki ou bleu clair pour les collégiens et les lycéens entre 3000 et 3500 FCFA. Pour les élèves du primaire, j’ai des tissus entre 2000 et 2500 FCFA. C’est selon la qualité ».

Dans un sourire qui en dit long sur ses recettes du moment, il ajoute : « La période de la rentrée nous permet de faire de bonnes affaires puisque les parents sont obligés d’habiller leurs enfants ».

La même joie se lit sur le visage des tailleurs, sollicités dans un deuxième temps pour coudre le tissu acheté auprès de Hilaire et de ses collègues commerçants. Ainsi plusieurs tailleurs confient que pour la confection d’une tenue pour un élève du primaire, ils exigent « entre 1500 et 2500 FCFA, selon que le modèle est compliqué ou simple ».

Avec les lycéens, le coût monte d’un cran : un pantalon bleu foncé et une chemise kaki se négocient entre 3000 et 3500 FCFA. Toutefois, si l’élève en accord avec son parent veut une tenue plus chic, il lui faudra débourser 4000 FCFA.

Des tailleurs, à l’image de Aurélien Samba, proposent du prêt-à-porter, après avoir eux-mêmes acheté le tissu et confectionné la tenue scolaire.

Partant de là, Aurélien Samba vend ses tenues à 5000 FCFA pour les filles et garçons du primaire et entre 7000 et  8000 FCFA pour les collégiens et lycéens.

On est loin des 500 à 600 FCFA que coutaient les tenues scolaires qui sortaient des usines de la SOTEXCO et cela désole beaucoup les parents d’élèves, obligés, comme le dit avec humour Hilaire Mbani, de mettre la main à la poche.

Ainsi, c’est dans un rire jaune que Ngatsé Marguerite et Benoît Mbéri, deux parents d’élèves surpris en plein marchandage, déclarent : « Les tenues prêtes à porter sont rares et sont chères ».

A la veille de l’ouverture des classes, le 2 octobre dernier, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, avait reçu une volée de bois vert de la part de parents confrontés aux urgences de la rentrée. La « maladresse » du ministre ? Il avait suggéré d’habiller les potaches avec leurs tenues de l’année dernière.

Réponse cinglante d’un des porte-paroles des parents indignés : « Il est difficile que la tenue, utilisée par l’enfant durant les 9 mois de l’année scolaire, résiste à l’usure. Ce n’est pas du tout réaliste de la part du gouvernement d’exhorter les parents d’élèves à envoyer des enfants à l’école avec les vieilles tenues scolaires ».

Partant de là et quitte à se saigner, il faut acheter la tenue scolaire. A la grande joie de beaucoup de potaches comme Clément Lingouala.

Rayonnant dans ses habits neufs, cet élève rencontré sur le chemin de l’école confie que « cette tenue est une bonne chose. Ici à l’école on ne fait pas de distinction entre un élève dont les parents sont riches et celui dont les parents sont pauvres. Il nous suffit d’être propre et intelligent ».

Si Clément et ses camarades paradent avec leur tenue scolaire, il en va autrement de plusieurs jeunes filles qui rechignent à la porter, au motif qu’on détecte vite leur âge quand elles se rendent dans certains lieux interdits aux mineurs. C’est le cas dans les bistrots, aux abords desquels la police veille au grain durant, surtout, l’année scolaire.

La même vigilance est notée dans les établissements où les responsables exigent de chaque élève le port de la tenue. Les surveillants généraux y veillent à chaque début des cours, le matin et l’après-midi.

A la faveur du vent de la démocratie qui a soufflé sur le pays en 1991, les écoles privées ont essayé de battre en brèche cette tradition en instaurant pour chacune d’elles une tenue propre, mais les autorités ont réagi en réinstaurant depuis l’année dernière les tenues classiques pour tous les potaches du pays.

Source : Apanews

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Témoignage :Je me nomme Cécile âgée de 33 ans.J’étais en relation avec mon homme il y a de cela 3ans et tout allait bien entre nous, à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis 5 mois. J’avais pris par tous les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! Je n'ai fais que gaspiller mes sous. Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé CHANGO AZE au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas. Mais au fur des jours vu ma situation, elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant. C’est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant, aujourd’hui il me suggère à ce qu'on se marie le plus tôt possible, je me plains même pas et nous nous aimons plus d'avantages. La bonne nouvelle est qu'actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas à y Croire en mes qu'il existe encore des personnes aussi terrible, sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle.Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaine, il est fort dans tous les domaines, Vous pouvez le contacter sur : Email: feticheurchango@gmail.com ,Appelez directement son numéro téléphone ou l'écrit sur whasapp : +229 66 54 77 77

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