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Législatives au Gabon : un « raz-de-marée » pour le parti au pouvoir, selon la présidence

Publié le Lundi 8 Octobre 2018
 Législatives au Gabon : un « raz-de-marée » pour le parti au pouvoir, selon la présidence

Au lendemain des scrutins pour les locales et le premier tour des législatives au Gabon, la présidence gabonaise a fait état dimanche d’ »un raz-de marée » pour le parti au pouvoir et un taux d’abstention élevé. « On peut noter ce qui s’apparente, n’ayons pas peur du mot, à un raz-de-marée au profit de la majorité », a déclaré dimanche le porte-parole de la présidence gabonaise, Ike Ngouoni.

Selon lui, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) possède d’ores et déjà la majorité à l’Assemblée, avec environ 80 députés sur 143, élus dès le premier tour. Le Centre gabonais des élections (CGE) devrait annoncer les résultats définitifs « dimanche dans la soirée ou lundi », selon M. Ngouoni. Il a précisé que la présidence s’était inspirée des résultats publiquement affichés dans chaque bureau de vote, avant la compilation du CGE, pour établir ses tendances.

Le taux de participation est « relativement faible », a noté le porte-parole. La nature-même du scrutin, qui mobilise moins qu’une présidentielle, est une des explications, selon lui.

Il a aussi pointé du doigt une opposition qui « n’a pas réussi à mobiliser », contrairement à un PDG « new look ».

L’opposition était divisée à ces élections, avec un morcellement de partis en plus des candidats indépendants. Parmi les opposants, certains sont rattachés au gouvernement.

Le rival du président gabonais Ali Bongo à la présidentielle de 2016, Jean Ping, a boycotté le scrutin. De nombreux Gabonais ont déclaré à l’AFP ne pas se rendre aux urnes, en raison notamment de la fraude électorale et du souvenir des violences qui avaient marqué la présidentielle de 2016. Aucune violence n’a été constatée lors de ces élections, contrairement à la présidentielle d’août 2016, où l’annonce des résultats avait entraîné des violences meurtrières, dont le bombardement du QG de Jean Ping.

AFP

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