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Des déclarations fracassantes de Paul Marie Mpouélé

Publié le Vendredi 13 Octobre 2017
Des déclarations fracassantes de Paul Marie Mpouélé

Dans son journal dominical de 7h00, Radio-Congo a donné l’occasion à un jeune loup de l’opposition dite modérée, Paul Marie Mpouélé, Président du parti ‘’Les Républicains’’, membre du ROC (Rassemblement de l’Opposition congolaise), de s’exprimer sur, entre autres sujets brûlants, la situation économique et financière difficile du pays qui a contraint le Gouvernement à se tourner vers le FMI pour s’en sortir.

Nous avons relevé quelques-uns de ses propos. S’agissant de l’opportunité de recourir au FMI: «Ceux qui sont responsables de la banqueroute du pays nous disent que la solution c’est aller vers le FMI. Le FMI nous donnera de l’argent mais ça sera pas une aide, ça sera un prêt et à taux d’intérêt très élevé. Vous voulez être comme le caïman qui va fuir la pluie pour plonger dans l’eau. Je m’insurge contre un éventuel prêt du FMI». 
Sur la responsabilité, selon lui, du Chef de l’Etat: «J’en appelle au Président de la République, qui est le père de la Nation mais en même temps responsable de cette banqueroute à faire profil bas et à dire: ‘’Toutes les intelligences du Congo, venez! Retrouvons-nous.

Comment faire pour sortir de cette situation?’’. Mais on ne peut pas, comme ça, décider et dire: nous recourons au FMI quitte à ce que nous allions demander un prêt, même si c’est 100 ans (NDLR: de remboursement) tant pis pour les générations futures. C’est gravissime!». 
Sa solution pour juguler la crise financière: «On a eu des excédents budgétaires qu’on a mis dans un compte de stabilisation, il y en a qu’on a mis dans un compte pour les générations futures.

Mais maintenant que la génération présente est en difficulté, on fait quoi? On prend cet argent des générations futures; on l’injecte pour éviter la crise.» 
Concernant le coût réel des travaux lancés dans le cadre des municipalisations accélérées : «Nous avons demandé qu’on fasse un audit des Grands travaux et un audit des municipalisations accélérées pour qu’on voit s’il y a adéquation entre ce qui a été prévu et les dépenses qui ont été effectuées. S’il n’y a pas adéquation, que le patron de cette maison vienne répondre et que s’il y a de l’argent qui est égaré quelque part, que cet argent soit ramené au pays. Voilà notre démarche. Nous ne disons pas qu’on va s’asseoir parce que nous voulons évincer le président Sassou du pouvoir. Pas du tout»

Source : LaSemaineAfricaine

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