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CHU de Brazzaville : la guerre des syndicats

Publié le Mardi 7 Août 2018
CHU de Brazzaville : la guerre des syndicats

Le Centre-hospitalier et universitaire de Brazzaville, « plus malade que les malades » qui le peuplent, n’en finit plus de laisser perplexes les Congolais, qui l’observent de loin. Il y a dix jours, la Fenasas ( Fédération nationale des agents de santé et des affaires sociales, au d’une assemblée générale tenue le vendredi 27 juillet, a étrillé la manière calamiteuse dont sont gérées certaines structures sanitaires. Et de pointer du doigt les importants arriérés de salaire : l’hôpital de Dolisie (21 mois); Loandjili (7 mois) ; Owando (10 mois) ; CHU-B (5 mois), etc. Sans oublier le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Pour tenter de trouver des solutions à ce chaos, les travailleurs affiliés à ce syndicat ont demandé «la suspension sans conditions du directeur général par intérim pour mauvaise gestion». Selon eux, «le DG par intérim du CHU-B a «relevé injustement et arbitrairement de leurs fonctions les chefs de service syndicalistes de la CSTC» et a «coupé les salaires des directeurs divisionnaires» de ce centre sanitaire. «Un délai de 72 heures est accordé au Gouvernement, à compter de ce jour, vendredi 27 juillet, pour répondre  aux préoccupations des travailleurs du secteur de la santé. Dépassé ce délai, une grève générale illimitée sera observée dans le secteur de la santé», ont-ils averti. Dans cette démarche, la Fenasas a un soutien de poids : la CSTC ( Confédération syndicale des travailleurs du Congo). Le 2 août dernier, à l’issue d’une assemblée générale, les membres de ce syndicat ont à leur tour réclamé la tête de Jérémie Mouyokani, faute de quoi ils allaient bloquer tous les hôpitaux.  

La réponse des syndicats pro-Mouyokani n’a pas tardé. Pour la CSC (Confédération syndicale congolaise) et le Synamec (Syndicat national des médecins du Congo) exiger le départ du directeur du CHU par intérim constitue un casus belli aux conséquences lourdes pour les populations. Pour ces deux syndicats, il n’est plus question de « soumettre la population et le CHUB à de rudes épreuves ».

La guerre ne fait que commencer et de l'avis de certains observateurs, elle pourrait être longue.

Entrecongolais.com

 

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